Réfugiés connectés

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Des solutions numériques peuvent être diffusées ou inventées pour répondre aux besoins des réfugiés de mieux comprendre leur société d’accueil, de se protéger, de plus facilement contribuer, de plus rapidement s’installer, de s’unir, de rencontrer, d’échanger, de trouver, de se repérer, de traduire, de faire des synergies, de résister, de se retrouver, de participer localement ou encore de conserver du lien.

En ce début d’année 2015, nous organisons avec d’autres acteurs de l’asile, de l’entrepreneuriat social et du numérique un hackathon visant à développer collectivement des réponses innovantes aux grands défis sociaux et économiques liés à l’asile. Il s’agit de capitaliser sur un long processus de mobilisation citoyenne, lancé en 2013, pour stimuler le vivre et surtout le faire ensemble.

Phase 1 – L’étude, en 2013
Le projet trouve sa source dans une étude internationale bottom-up, menée tout au long de l’année 2013 dans 15 pays, par 23 chercheurs bénévoles de SINGA, sur les « usages par les réfugiés des nouvelles technologies de l’information et de la communication » dont les résultats ont été présentés dans des conférences académiques à Poitiers, Montréal, Bogota et Oxford. Cette étude a permis de collecter des « bonnes pratiques » et d’identifier des « challenges » que les NTIC pourraient – en partie – résoudre.

Parmi les recommandations de l’étude, on peut par exemple citer : 1) faire en sorte que les sites internet et les applications des acteurs de l’asile soient tournés vers le public directement concerné, les réfugiés, et non pas seulement vers les décideurs publics, les donateurs, les bénévoles, les médias, etc. ; 2) offrir un meilleur accès aux NTIC pendant la période de demande d’asile (deux ans en moyenne) pour facilité l’intégration ; 3) informer les créateurs de NTIC des besoins spécifiques de certains de leurs usagers, notamment en ce qui concerne la confidentialité des informations ; 4) utiliser le numérique pour coordonner le travail des acteurs de l’asile ; 5) mettre le numérique au service des grands enjeux d’apprentissage, de précarité, de déclassement social et professionnel.

Phase 2 – Les idées d’applications, le 17 janvier
Une série de trois ateliers créatifs hold-ups, organisés par MakeSense, rassemblant une cinquantaine de citoyens permet de faire émerger une liste d’une dizaine de solutions numériques innovantes répondant aux besoins spécifiques des réfugiés et de leur société d’accueil.

Phase 3 – Le développement des applications : un hackathon, du 30 janvier au 1er février (Déroulé du hackathon
Le hackathon, orchestré par Simplon.co, à l’Archipel, réunit des développeurs et des designers pour que les projets imaginés lors des hold-ups deviennent de véritables prototypes ! Une dizaine d’équipes, composées de 3 à 4 personnes, travailleront collectivement au développement d’applications ou sites sur GitHub. Si la priorité sera donné à la programmation, l’événement sera aussi l’occasion de rencontres entre les acteurs de l’asile, de l’ess et du numérique.

Inscription pour les développeurs

Inscription pour les graphistes

Inscription pour les entrepreneurs sociaux

Phase 4 – Le résultat, juin 2015
Les 3 meilleurs prototypes, élus par le jury du hackathon, recevront des dotations financières, grâce au soutien de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, la Fondation Free et les Nations Unies (UNHCR Innovation), un budget publicitaire, avec Mobparners, et un accompagnement par Ashoka, le Forum Actions Modernité et l’excubateur « Migrations & Numérique » de la FMSH et de l’école Télécom ParisTech afin de devenir de véritables sites ou applications fonctionnels. Les solutions numériques « open source » seront divulguées le 20 juin 2015, journée mondiale des réfugiés !

4 réflexions sur “Réfugiés connectés

  1. La plus part des réfugiés ont de l’éducation et de l’argent avant d’émigrer. Ils sont connectés à Internet et sont donc au courant que l’Europe, et la France en particulier, croulent sous le chômage. Pourquoi ne vont-ils pas en Asie ou en Arabie? Et pourquoi devrions nous les accueillir systématiquement?

    1. Bonjour Dreadman! ON a mis du temps à approuver ton message! Désolé ce n’était pas une volonté de notre part de te censurer! C’est chose faite! En tous cas saches que ta question est très pertinente. Ce qu’on remarque c’est que justement nous sommes très très très très loin de les accueillir tous. En fait nous en accueillons même très peu. Regarde les chiffres du conflit Syrien par exemple. La France en accueille à peu près 10 000 et le Liban plus d’un 1 million (pour une population d’a peu près 5 millions), et je ne parle même pas de la Turquie ou de la Jordanie. En fait une grande partie des réfugiés forcés de quitter leurs pays se réfugient dans les pays limitrophes proches de leurs pays d’origine avec l’idée fixe de pouvoir revenir chez soit un jour. D’ailleurs sais-tu quel est le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde? C’est justement un pays d’Asie, le Pakistan. Malheureusement un grand nombre de ces pays ne sont pas en mesure de vraiment protéger les réfugiés ce qui pousse un grand nombre d’entre eux à chercher d’autres options pour se sauver. Voilà j’espère avoir répondu à ta question! En tous cas nous serions très content de te rencontrer pour continuer cette conversation. N’hésite pas à venir à un de nos prochains évènements! Bonne journée!

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